A propos

Abbaye cistercienne construite au 13ème siècle sur demande de la comtesse Ermesinde de Luxembourg pour servire de nécropole comtale à sa famille. L’abbaye est établie à proximité d’une source bénite par St-Bernard en 1147.Incendiée en 1794 lors de la Révolution française, le site de l’abbaye est racheté en 1875 par la Compagnie de Jésus qui construit une maison de campagne à l’emplacement de l’ancien calvaire avec vue sur les ruines.

En 1968, le Domaine rechange de main est devient propriété des Œuvres paroissiales Saint-Martin d’Arlon.Une a .s.b.l. « AMANOCLAIR » Amis de l’abbaye noble de Clairefontaine rénove, entretien et gère de nos jours l’ensemble de la propriété.La Région wallonne s’est occupée des fouilles archéologiques de l’abbaye, elle a  fourni d’importants résultats pour la reconstitution de l’histoire de Clairefontaine.

Le monastère de Beaulieu fondé peu avant 1247 par la comtesse Ermesinde de Luxembourg est agrégé à l’Ordre de Cîteaux et prend le nom de Clairefontaine en 1253. Abbaye-mère : Clairvaux.
Les professes (moniales de chœur) doivent être de famille noble . Un administrateur (prêtre ou moine confesseur ) est délégué par Clairvaux, l’abbaye mère.
Débuts édifiants : les deux premières abbesses, Hawis de Bar et Jeanne de Luxembourg sont vénérées par les cisterciennes comme bienheureuses.
L’abbaye sert de sépulture de la famille comtale durant un siècle.

XVè siècle:
Reconstruction de l’abbaye, relâchement de la discipline, conflits avec les villageois pour abbatage des arbres dans les forêts communes, mauvaise gestion d’un moine administrateur. Les religieuses restantes sont transférées à Differdange. Durant dix ans, Clairefontaine est occupé par des moines de différentes abbayes cisterciennes.

XVIè siècle:
Retour de quatre moniales sous l’abbesse Catherine de Berentzheim professe de Bonnevoie.
Au milieu du siècle, l’archevêque doit insister pour que la clôture stricte soit observée. A la fin du siècle, l’abbesse appelle une coadjutrice venant des dominicaines de Marienthal.

XVIIè siècle:
1608 : Abbaye exemplaire. On y héberge des pensionnaires .
1634 : Des sœurs de Clairefontaine vont à Bonnevoie pour aider à rétablir l’observance.
Ravages de la Guerre de Trente Ans : dépendances ruinées, plusieurs exodes de la communauté en ville, lourdes réparations, dettes.
1672 : Elections difficiles. Le souverain doit trancher en nommant une abbesse non élue.

XVIIIè siècle:
1713 : Construction d’un nouveau monastère un étage plus haut.
1734 : A l’élection abbatiale, 12 votantes (7 Luxembourgeoises, 3 françaises, 1 Lorraine, 1 Hennuyère).
Clôture observée, abandon du pécule personnel. On admet des postulantes non nobles. Tensions entre observantes strictes accusées de jansénisme et tenantes de la commune observance plus adaptée à l’esprit du siècle.
Sous JosephII, risques de suppression mais le Conseil Privé maintient les cisterciens.
1788 : Déclarations des biens (14 fermes, 4 moulins, 1 scierie, 5 maisons, 2 carrières, 1 refuge à Luxembourg – Terres= 408ha, bois= 290ha, prés = 72 ha.
1793 : Bataille de Weyler, fuite à Luxembourg via Beckerich, pillage du monastère.
1794 : Bataille d’Arlon, fuite à Luxembourg, incendie de l’abbaye.
1796 : Suppression de la communauté.

XIXè siècle:
Achat de l’abbaye par des spéculateurs, lente destruction des bâtiments qui servent de carrière.
1873 : Achat de 3,5 ha du site par les Jésuites de la ville d’Arlon, fouilles archéologiques – découverte de la source et des restes d’Ermesinde. Construction de la chapelle Notre-Dame du Bel Amour et de la villa sur les plans de l’architecte Arendt de Luxembourg.

XXè siècle:
1972 : Vente du site aux Œuvres du Doyenné d’Arlon.
1997 : Gestion du site confiée à l’a.s.b.l. Amanoclair

1997: Restauration de la chapelle N-D du Bel Amour par le Grand-duché de Luxembourg

1997-2007: Fouilles archéologiques effectuées par la Région Wallonne